Les herbes aromatiques, une bénédiction de la nature
Lorsque le célèbre “Chrüter Oski“ s'est mis, il y a plus de 20 ans, à arpenter les prés et les forêts de l’Entlebuch pour y cueillir primevères, tussilages et autres plantes sauvages pour ses plats très particuliers, les habitants du coin l’ont davantage pris pour un “fou“ que pour un grand cuisinier. Un autre cuisinier de grande renommée, Stefan Wiesner, restaurateur à l’hôtel Rössli à Escholzmatt et appelé “sorcier de l’Entlebuch“, suscite les mêmes réserves. Non seulement il apprête des herbes insolites, mais il utilise du foin et des pierres du ruisseau voisin pour ses soupes. Les fougères, les mousses, tout ce qu’il peut trouver dans la nature au cours de ses balades peut se retrouver dans ses casseroles.
La culture d’herbes aromatiques est une tradition dans le canton de Lucerne, elle constitue même un revenu annexe important pour certaines familles paysannes. Actuellement, la majeure partie des herbes aromatiques cultivées est livrée à l’industrie. A terme, la création de produits à forte valeur ajoutée à base d'herbes aromatiques va s'accroître dans la région. En particulier dans l'Entlebuch, avec sa réserve de biosphère, l’Unesco est un partenaire important pour faire avancer les projets.
Les premières idées sont mises en place : Outre des cours et des excursions, on peut acheter les pâtes Fidirulla à l’ail des ours ou aux orties. Mme "Chrütlimacher“ propose tout un assortiment d'huiles de massage et de crèmes pour des soins relaxants et beauté. Dans la vente directe surtout, les producteurs trouvent toujours de nouvelles idées permettant d'utiliser et de combiner judicieusement les herbes aromatiques.
Les pionniers de la gastronomie ne sont pas les seuls à avoir reconnu que les herbes aromatiques devraient être davantage qu'une simple “décoration“ dans notre alimentation, les paysannes lucernoises aussi cuisinent volontiers avec des fines herbes.
